Mise à nu annuelle.

[On dirait un titre de putaclic]

Se mettre à poil en public, c’est pas vraiment dans mes habitudes. Et pourtant, il y a plusieurs choses intimes, délicates qui me sont arrivées que j’ai un besoin quasi viscéral de partager. Moi qui croyais être pudique.

La fin de l’année, ce moment où j’aime prendre le temps de regarder par dessus mon épaule pour contempler le chemin parcouru. Et simplement noter les moments forts, bons ou mauvais, et remarquer les apprentissages qui en découlent.

Pour cette année 2021, quelques faits marquants qui me viennent en vrac : des doutes cyclistes, des troubles alimentaires (hyperphaquoi ?), un chat-bouée, le tattoo de l’amitié, des projets qui tournent en fond de tâche…

  • Tôt ou tard, vous découvrirez que le vélo prend une place prépondérante dans ma vie. Il guide mes pas depuis plusieurs années, pour le meilleur et pour le pire. Cette année a été troublante. J’ai vécu plusieurs chutes à vélo pendant la saison de compétition. Dont la première, à la fin juin, a causé une commotion cérébrale. Je suis tombée drette sur la tête. J’ai perdu la mémoire un instant, passé – ce qui m’a semblé une éternité – aux urgences (on parlera du système de santé Québécois une autre fois svp), repris le travail avec des maux de têtes… Bref. Avec deux autres chutes ensuite, moins graves ouf, toujours sur des courses de vélo, ont fini par avoir raison de ma confiance en moi. Pire, elles m’ont fait douter de l’amour que je porte pour ce sport, cette passion qui m’anime si fort depuis plusieurs années.

  • La bonne bouffe, j’ai toujours aimé ça et ça n’a jamais été un problème. Jusqu’à récemment. Car ces derniers temps, la nourriture est devenu un réconfort coupable. Covid, isolement, télétravail… les signes de détresse psychologique ce sont traduits dans mon cas par de l’hyperphagie, un trouble du comportement alimentaire. En résumé, c’est la consommation d’aliments en quantités importantes sur une très courte période de temps. Les premiers symptômes sont apparus à la fin de l’hiver dernier. Quand ça m’arrive, je perd complètement le contrôle, c’est mon cerveau qui me guide, même si mon corps n’en peut plus, même si l’appétit n’est pas là. C’est seulement il y a quelques semaines, à l’aide d’une nutritionniste, que j’ai mis le doigt sur le nom de cette relation malsaine. Rien que ça, c’est déjà un grand pas. Comme quoi, la puissance des mots pour soulager les maux.
  • Mon chat Tuco, cette star dans mes story Instagram sur les Internets, ma bouée de secours dans cette pandémie. Il est toujours de bonne humeur, prêt à jouer peu importe la journée. Qui aurait cru qu’une boule de poils pourrait être d’un tel réconfort ? Je crois qu’il m’a permis de limiter ma solitude. Je l’ai soudainement réalisé quand j’ai cru le perdre pour de bon, lorsqu’un vétérinaire a parlé de l’euthanasier. Je venais de dépenser 1000$ pour me faire dire ça (et quelques radios). Mon chat venait de se briser le bassin en tombant par la fenêtre du troisième étage de mon appartement. Après quatre semaines, immobilisé, ma terreur est de nouveau sur pattes, soyez rassurés 🙂

  • Bon, il y a un peu de gaieté dans l’année qui vient de s’écouler tout de même ? Oh que oui, beaucoup d’amour dans tout ça. Pis, je me suis fait graver le symbole d’une amitié qui compte beaucoup pour moi. Parfois ça prend pas grand chose, un coup de tête (ou presque) pendant un week-end prolongé à New-York avec mon amie. On s’est fait faire exactement le même tattoo, elle et moi, au creux du poignet. Un petit vélo finement dessiné, tout simplement. Les liens forts de notre amitié et notre passion commune.

  • Il s’en passe des trucs dans ma tête. Tellement, que j’en ai fait des insomnies par le passé (bordel, cette fille est vraiment fuckée). Un de mes projet-casserole était de créer un blogue : job done, l’année commence bien ! À part ça, j’ai des idées qui naissent, qui meurent prématurément et d’autres qui persistent. À suivre…

Voilà, à toi de te désaper bro.

J’ai envie d’un latté avoine. Ciao !

XXX


Comments

4 réponses à « Mise à nu annuelle. »

  1. Avatar de Marie-Pierre
    Marie-Pierre

    Merci pour ce long récit de Toi . J’ai une chance immense de lire tout ceci en connaissant déjà tout et cela est un immense privilège qui m’est précieux . La distance physique qui nous sépare est parfois insignifiante quand le lien du cœur et le partage des émotions est bien réel . J’aime notre relation ma fille car j’estime te comprendre et partager avec toi ta vie, loin de nous autres certes, mais ponctuée de moments intenses .
    Merci d’être TOI .
    Je t’aime tant Jeanne !
    Mam

    1. Avatar de jeanne

      Je t’aime maman. Tu es ma fan numéro 1, et l’inverse est vrai aussi 🙂

  2. Avatar de Demares Jg
    Demares Jg

    Respect à toi Jeanne !
    Ma mise à nue serait bien plus dramatique que la tienne 🙂
    Et je risquerais gros à être honnête tellement c’est inavouable
    Mais je garde le sourire et je fais du vélo
    Au plaisir de te recroiser un jour

    1. Avatar de jeanne

      Merci beaucoup Jg ! Parfois une mise à nu, même dramatique, ça peut valoir la peine je suppose. Je crois qu’il ne faut pas forcer car le processus de digestion peut être long. Quand le bon moment est venu, c’est comme un alignement, le fait d’être en phase avec soi-même 🙂 Prends soin de toi ! Au plaisir de te recroiser un jour sur le vélo !

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