Brezolles > Gandelain
Deuxième jour de voyage. Après une nuit mitigée dans un lit trop moelleux, j’insère deux tartines dans le toaster – carbonisées de toute évidence – qui déclenchent l’alarme incendie dans tout l’hôtel. Oups, voilà un réveil – hors du – commun à 7h30 🤭
L’air est plus frais qu’hier, le vent s’est levé. Au moment de partir je note que les drapeaux devant l’hôtel claquent sur leurs poteaux blancs. Plus loin sur le bord de la route, un chevreuil me regarde passer, bouche bée – par mon vélo orange sans doute – il tourne la tête, à deux brins d’herbe du torticolis.
À la Ferté-Vidame, je découvre les ruines d’un château, encore fièrement dressées qui résistent aux années. Deux petits lapins bleus sont représentés sur l’enseigne du bar à vin du coin. Une intention qui dénote face aux rouflaquettes – à la Wolverine – du patron qui sert le café dans des Bodums.
Les gens me posent deux questions. La première : ma destination. La seconde – l’instinct mat/pat-ernel au fond des yeux : si je voyage seule.
Malétable, village comprenant 110 âmes, une ferme et… une église insolite. Notre-Dame-de-la-Salette, une tour octogonale impériale au milieu des champs depuis 1865. Trois archanges immobiles derrière des vitrines en verre, comme des poupées en boîte qui n’auraient pas été déballées.
À Mortagne-en-Perche, le temps de laisser passer une averse, je rencontre un père de famille jovial qui va jusqu’au Mont-Saint-Michel avec ses deux enfants. Ensuite il y a Baptiste, avec qui je partage un bout de route jusqu’à Alençon. On déambule dans les rues désertes de la ville et on se contente du seul troquet alors qu’il pleut à nouveau.
Le vélo n’est-il pas un formidable vecteur social ?
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